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Liopartage sur la foi, résumé de retraites/conférences/séminaires, coup de coeur de la musique chrétienne, Jésus-Christ est mon Sauveur et Seigneur, divers articles sur tout un chemin dans la Foi d'un Chrétien

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Le Christ médiateur suite et fin.(Ephésiens 2 verset 14)

Par Lio :: 07/05/2008 à 20:20 :: Général

Jésus-Christ est notre paix. Ephésiens 2 verset 14

 

Les hommes sont en état de guerre. Mais "Jésus-Christ est notre paix" (Ep 2:14) En lui l'humanité déchirée a retrouvé son unité. Mais c'est vraiment la guerre : guerre entre Dieu et les hommes, guerre des hommes entre eux.

 

Le Christ est devenu le médiateur avec Dieu et avec les hommes. Sans lui, nous ne pourrions ni connaître Dieu, ni l'invoquer, ni aller à lui. Mais sans lui, il nous serait tout aussi impossible de reconnaître les hommes comme nos frères et d'aller à eux.

 

Notre "moi" nous barre la route vers Dieu et vers nos frères. Mais cette route barrée, le Christ l'a ouverte, de sorte que les siens peuvent désormais vivre en paix, non seulement avec Dieu, mais aussi entre eux. Il leur est donné de s'aimer, de s'entraider, de devenir un seul corps.

 

Mais encore une fois, cela n'est possible que par Jésus-Christ. Lui seul crée notre union, lui seul constitue le lien qui nous lie ensemble. Il reste à jamais le seul médiateur qui nous rend à Dieu et à nos frères.

 

Dietrich Bonhoeffer.

En communion avec tous les hommes et les femmes

Par Lio :: 16/04/2008 à 22:52 :: Général

Vous donc, priez ainsi : "Notre Père qui es dans les cieux...." (Mathieu 6 verset 9)

 

Le Notre Père présuppose le "nous" : Notre Père ! Un Père qui l'est pour nous d'une manière toute particulière. Ce "nous" est créé par l'ordre de Jésus-Christ qui nous demande de le suivre. Il implique la communion de l'homme qui prie avec Jésus-Christ, son existence dans la confrérie des fils de Dieu.

 

Jésus-Christ nous invite, nous commande, nous permet de parler avec lui à Dieu, de prier avec lui sa prière, de nous joindre à lui dans l'oraison dominicale : donc, d'adorer Dieu, de prier Dieu, de le louer d'une seule bouche, d'une seule âme, avec lui, unis à lui.

 

Ce "nous" signifie encore la communion de l'homme qui prie avec tous ceux qui sont avec lui et qui, comme lui, sont invités à prier; avec ceux qui ont reçu la même  invitation, le même commandement, la même permission de prier à côté de Jésus-Christ. On prie "Notre Père" dans la communion de cette assemblée que nous appelons l'Eglise....

 

Mais tout en étant dans la communion des saints, dans l'ecclesia de ceux qui sont rassemblés par Jésus-Christ, nous sommes aussi en communion avec ceux qui ne prient pas encore, peut-être, mais pour lesquels Jésus-Christ prie, puisqu'il prie pour l'humanité tout entière. Quand les chrétiens prient, ils sont pour ainsi dire les remplaçants de tous ceux qui ne prient pas; et; dans ce sens, ils sont en communion avec eux de la même manière que Jésus-Christ s'est fait solidaire de l'homme pécheur.

 

Karl Barth.

Aller à Dieu par Jésus-Christ

Par Lio :: 13/04/2008 à 10:00 :: Général

 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ. (Ephésiens 1 verset 3)

 

Le "Notre Père" montre le chemin vers le "vrai Dieu". Il dit : Si tu veux parvenir jusqu'à lui, il te faut le chercher là où est celui qui t'enseigne à prier avec ces paroles. Approche-toi de lui et va vers Dieu en même temps qui lui.

 

L'âpotre Paul parle de "Dieu qui est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ". Si nous voulons trouver Dieu, le mouvement de notre coeur et de notre esprit doit penser Dieu tel que Jésus le pense quand il parle de Dieu. Il doit s'adresser à celui auquel s'adresse Jésus quand il parle à son Père. Il doit chercher son but avec Jésus, par Jésus et comme celui-ci l'a dit " Personne n'arrive au Père si ce n'est par moi."

 

Si donc nous demandons qui est Dieu, voici la réponse : Celui à qui parle Jésus quand il parle à son Père. Si nous demandons quelles sont les intentions de Dieu, voici la réponse : celles que Jésus révèle par ce qu'il est et ce qu'il fait : Celui qui me voit, voit le Père.

 

Romano Guardini.

Parler à Dieu

Par Lio :: 12/04/2008 à 10:25 :: Général

Vous donc, priez ainsi : "Notre Père qui es dans les cieux....." Matthieu 6 verset 9.

 

Dès que notre être intérieur revient à lui-même et peut exercer son libre jeu, il constate - plus ou moins distinctement avec plus ou moins de force - que les choses n'existent pas seulement telles qu'elles se présentent. Il comprend qu'elles nous rendent attentifs à une autre réalité; que les objets, que la table, la maison, la rue, l'arbre et la terre et la montagne, que tout ce qui existe et se meut, est enveloppé d'autre chose, de mystérieux qui nous est cependant profondément familier : le sacré, le divin.

 

Il en est de même de l'existence humaine, du sort et de la destinée. Là encore, toute réalité humaine, toute chose faite et toute chose subie, sont pénétrées d'un élément qui les dépasse, les entoure, agit en elles : un ensemble de rapports, une indication et un sens - le divin.

 

Or les paroles du " Notre Père" disent : Tu as affaire non seulement au "divin", non seulement au mystère qui palpite autour de toi, mais à un être. Il y a là non seulement quelque chose que tu peux sentir, mais Quelqu'un à qui tu peux t'adresser. Non seulement un force qui t'effleure, mais un visage que tu es appelé à contempler. Non seulement un sens qui t'émeut, mais un coeur auquel tu peux aller ...Ce "divin" c'est Dieu, le Seigneur; et il est tel que tu peux lui parler directement.

 

Romano Guardini.

Vivre en ressuscité

Par Lio :: 03/04/2008 à 16:59 :: Général

"Entre dans la joie de ton Seigneur! (Matthieu 25 verset 21)"

 

La source de la joie chrétienne est la victoire de Pâques. C'est parce qu'il est certain de la victoire remportée par le Christ sur la mort et du pouvoir glorieux du Seigneur sur le monde que le Chrétien peut être toujours joyeux, fondamentalement, même à travers les difficultés et les souffrances.

 

Le chrétien vit comme un homme ressuscité qui possède le pouvoir d'une victoire sur le mal et la souffrance. Il ne peut donc jamais être totalement abattu....

 

Mais la joie chrétienne n'est pas facile; elle est le fruit d'un combat de la foi. Il est des jours où l'homme, anguoissé et malheureux, désire plutôt se cacher et pleurer sur lui-même. Mais la joie du Christ est là qui veille, en la personne d'un frère ou d'une soeur; ou d'un ami(e),  et elle vient nous arracher à la solitude et à l'inquètude, pour nous emmener à la fête du Royaume de Dieu, où la communauté des saints du Christ chante et se réjouit.

 

frère Max, Taizé.

S'en remettre à Dieu (Psaume 73 verset 23)

Par Lio :: 27/03/2008 à 18:57 :: Général

Et moi, qui restais devant toi, tu m'as saisi par ma main droite; par ton conseil tu vas me conduire, puis dans la gloire tu me prendras. (psaume 73 verset 23).

 

Dieu a créé toutes choses pour le bien, toutes choses pour leur plus grand bien, chaque chose pour son propre bien.

 

Dieu a déterminé, à moins que je ne trouble son plan, que j'attendrais ce qui sera mon plus grand bonheur.  Il me regarde individuellement, il m'appelle par mon nom, il sait ce que je puis faire, ce que je puis devenir  de meilleur, ce qui est mon plus grand bonheur, et sa volonté est de me le donner.

 

Dieu sait quel est mon plus grand bonheur, mais, moi, je ne le sais pas. Il n'y a pas de règle qui établisse qu'une chose soit bonne et heureuse : ce qui convient à l'un ne conviendrait pas à l'autre. Et, de même, les moyens pour atteindre à la perfection varient beaucoup : les remèdes nécessaires à nos âmes sont très différents. Ainsi, Dieu nous conduit par des voies singulières : nous savons qu'il veut notre bonheur, mais nous ne savons ni ce qu'est notre bonheur, ni le moyen de l'atteindre. Nous sommes aveugles; abandonnés à nous-mêmes, nous prendrions le chemin opposé au but : il faut en remettre à Dieu.

 

Mettons-nous dans ses mains, et ne nous effrayons pas s'il nous mène par une voie étrange....Soyons sûrs qu'il nous conduira bien, qu'il nous mènera à ce qui est, non pas, en vérité, à ce que nous pensons être le meilleur, ni à ce qui est le meilleur pour d'autres, mais à ce qui est le meilleur pour nous.

 

John Henry Newman.

La grâce de Pâques

Par Lio :: 22/03/2008 à 23:59 :: Général

  Grâces soient à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ (1 Corinthiens 15 verset 57).

 

 

La grâce de Pâques  est d'abord une grâce de résurrection et d'espoir. Qui la possède peut être éprouvé. Il peut souffrir. Il n'est jamais un découragé, un désespéré. Ses forces se renouvellent à mesure qu'elles s'usent....

" Une force divine s'affirme dans sa faiblesse" ( 2 Co 12 : 10). Dans cette force, il puise chaque jour un renouveau.

 

La grâce de Pâques est une grâce d'énergie face à l'obstacle et à la souffrance. C'est avec les cicatrices de sa passion que le divin Ressuscité aimait à se montrer à ses Apôtres et à ses familiers, dans les jours qui précédèrent l'Ascension. La grâce de Pâques est une grâce de sincérité et de vérité "avec des azymes de pureté et de vérité" (1 Co 5 : 8), c'est-à-dire une grâce protectrice des droits de la justice; protectrice aussi du courage qui affirme ces droits, tels que les affirmera le Christ, au péril de sa vie. Aussi bien, dans ce courage réside la liberté du chrétien : la liberté qu'il a de servir le vrai et le juste, dût-il pour cela affronter les rigueurs de l'opinion et subir ses attaques.

 

La grâces de Pâques enfin est une grâce de charité universelle. Jésus ressuscité n'a haï personne. Il a aimé tous les hommes et toutes les femmes. Il est mort pour tous. Ressuscité, il est resté parmi eux pour leur enseigner à s'aimer entre eux. Donc qui veut lui rester uni doit aimer son prochain, tout son prochain ! Jésus ressuscité veut étendre sa famille à toute la Terre, sans distinction de caste, de nation, de provenance......Donc, qui veut participer à son oeuvre, doit développer en soi et autour de soi la charité.

 

Cardinal Suhard.

 

Bonne fête de Pâques et que Jésus-Christ le Réssuscité vive dans votre coeur.

Amen.

Notre union à la Passion du Christ

Par Lio :: 19/03/2008 à 16:01 :: Général

  Jésus leur dit : "...Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé?"   Ils lui répondirent : "nous le pouvons." Jésus leur dit : "La coupe que je dois boire, vous la boirez, et le baptême dont je dois être baptisé, vous en serez baptisés...." (Marc 10 verset 38 - 39)

 

Si vous voulez aimer, vous pourrez désirer de tout votre coeur que Jésus vous rende, par amour, capables de partager sa souffrance rédemptrice....

Il ne s'agit pas de vous voir, en face de la souffrance physique et morale, plus courageux et plus fort que vous n'êtes. Il ne s'agit pas non plus, par imagination, de désirer supporter des croix et des épreuves plus lourdes que celles dont vous êtes actuellement capables. Pas plus d'ailleurs qu'il ne s'agit de vous croire incapables d'un effort plus courageux que celui dont vous avez fait preuve jusqu'ici. Il s'agit de vouloir démarrer, de faire un effort joyeux, bien concret, en une matière qui vous soit accessible.

 

Je dis qu'il faut que vous fassiez un effort joyeux. D'abord parce que Dieu n'aime pas celui qui donne avec tristesse. Car c'est par amour pour Jésus que vous devez donner : et là où il y a de l'amour, il doit y avoir une véritable joie.

Et puis aussi parce qu'il faut vous garder de prendre au tragique vos petites difficultés et vos souffrances quotidiennes....

 

Il faut que votre offrande en immolation se fasse les yeux fixés sur la Croix de Jésus, et non sur la vôtre. Car ne l'oubliez jamais, ce n'est pas la souffrance ou la difficulté en elles-mêmes, qui ont quelque valeur rédemptrice, mais la disposition d'oblation, l'amour qu'elles suscitent et leur degré d'union à la Passion du Christ.

 

René Voillaume.

Entrer dans la voie étroite (Jean 14 verset 6)

Par Lio :: 14/03/2008 à 19:24 :: Général

 Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. (Jean 14 verset 6)

 

Dieu qui nous appelle nous donne lui même la force d'obéir à son appel. La vie est courte, la voie est longue. Mais celui qui nous incite à entrer de plus en plus dans la voie étroite sera lui-même pour nous la Voie. Toute la foi héroïque d'Abraham, toute son obéissance étaient incluses en son premier appel.  Tout le bon combat de l'Apôtre Paul, ainsi que la vie du Christ en lui étaient inclus dans ces premières paroles : "  Seigneur, que veux-tu que je fasse ? "

Toute une éternité de bonheur et d'amour de Dieu sera incluse moyennant sa grâce prévenante, concomitante et subsèquente, dans un don complet, ardent et décidé de tout toi-même à Dieu, pour qu'il fasse en toi, par toi et avec toi sa volonté miséricordieuse et tout aimante. Car "celui qui aima les siens (Jésus-Christ), les aima jusqu'à la fin".

Edward Bouverie Pusey. 

 

Prier par le Christ

Par Lio :: 10/03/2008 à 17:10 :: Général

 Par lui (Jésus), offrons à Dieu un sacrifice de louange en tout temps, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. (Hébreux 13 verset 15)

 

Ne pas prier serait ne pas se rendre compte que nous sommes devant Dieu. Ce serait méconnaître ce que qu'il est. Une telle attitude nous rendait incapables de saisir le fait que Dieu nous rencontre en Jésus-Christ. Or, quand nous réalisons ce mystère, il faut que nous priions : Jésus-Christ est là, lui, le Fils de Dieu, et nous, qui lui appartenons, nous qui n'avons d'autre possibilté que de le suivre, de parler par sa bouche, nous sommes avec lui.

Le bon chemin est trouvé, et maintenant il s'agit d'y marcher. Sur cette voie, l'Evangile et la Loi, la promesse et les commandements de Dieu sont une seule et même chose, Dieu nous ouvre ce chemin, il nous commande de prier.

 

Ainsi il n'est pas possible de dire : je prierai, ou je ne prierai pas. Etre chrétien et prier, c'est une seule et même chose, une chose qui ne peut pas être livrée à notre caprice. C'est un besoin, une sorte de respiration nécessaire pour vivre.

 

La prière est tout simplement le premier acte de reconnaissance à l'égard de Dieu. Le mot de reconnaissance est plus clair que celui de gratitude, car il signifie : agir selon ce que nous connaissons (reconnaître). Tout homme qui connaît  Dieu doit être reconnaissant envers lui. Il reconnaît ce que Dieu est, ce qu'il a fait pour lui en Jésus-Christ; il entre dans la position qui nous est donnée en Christ; et dans cette position, l'homme prie.

 

Karl Barth.

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